Avertir le modérateur

01/12/2010

CIV, pas de quoi Saint Quétier

lapincarotte.jpgOn fustige souvent à juste titre la publicité mais il n'est jamais mis en avant la propagande tapie dans l'ombre.

Financée par nos impôts, ces coucous que l'on nourrit dans nos nids n'en sont pas avares. Le CIV (centre d'information des viandes) qui n'est autre que le lobby de la filière viande, fait en ce moment sa campagne de manipulation des esprits, paniqué par le fait que de plus en plus de gens se détournent du "carnivorisme".(1)

Il faut dire qu'ils n'ont pas de chance les défenseurs de l'exploitation animale. Tout concourt à disqualifier la consommation de cadavre. Quel que soit le souci, on en revient au même coupable: LA VIANDE !

Du climat aux maladies virales qui déciment les humains dés la naissance, des déforestations à la disparition des espèces animales et végétales, l'élevage a toujours eu un impact négatif.

Cela commence à se savoir. La contre-attaque s'avére donc nécessaire. Tout est utilisé pour se faire; du contre-sens à la contre-vérité en passant par le mensonge éhonté. Il faut déculpabiliser les gens. Faudrait pas qu'ils se mettent à trop réfléchir aux conséquences de leurs actes quand même! Le CIV fonctionne comme un anti-wikiLeaks. Le moins de transparence possible, pour mieux tuer, maltraiter, vivons cachés.

L'association L214 en pointe depuis quelques temps dans la dénonciation des méthodes d'élevages et d'abattage est obligée de filmer en cachette pour obtenir des preuves (4) . Malgré ces preuves, la justice du côté des bourreaux, les condamne à de lourdes amendes.

Mais là où ils font fort , c'est quand ils débauchent des personnalités médiatiques qui se sont fait leur image autour de la protection animale. Sandrine Quétier (2) qui prête sa voix tout en vendant son âme à la propagande du CIV en est la triste illustration. Dans le sillage de Courbet (le pitre pas le peindre), elle est la marraine d'un petit refuge de banlieue (3) . Il est décidément des alliés que les animaux préfèreraient ne pas avoir.

Le CIV fait feu de tout bois, quitte à recevoir un jour une volée de bois vert. Comme nous l'explique l'excellent article de Julien Joly "ils n'ont pas fini de vous faire aimer la viande" (5) , le CIV espionne sur la toile et élabore des plans de campagne manipulatrice ciblée.

Tout ceci est positif, cela prouve que les protecteurs des animaux et l'antispécisme sont en train de gagner.

"Ce n'est pas parce que c'est difficile que l'on n'ose pas, c'est parce que l'on n'ose pas que c'est difficile" SENEQUE

 

Romain Desbois

 

sources:

1 CIV ; 2  Sandrine Quétier ; 3 ASF ; 4 L214 ; 5 "ils n'ont pas fini de vous faire aimer la viande"

25/02/2010

FUMER, C'EST TROMPER?

pub-anti-tabac-anti-fellation2.jpgLa lutte contre le tabagisme ne sait plus quoi trouver pour dissuader les gens de fumer. Cette dernière campagne publicitaire d'une association anti-tabac, destinée aux jeunes fait polémique. Au point que la très sérieuse Association des Familles de France pête les plombs (gaaaarde à vous!!!). Nadine Morano, la secrétaire d'état à la famille affirme vouloir l'interdire au nom de l'attentat à la pudeur. Bref, branle-bas de combat contre les poilus de la campagne.

Le visuel a pour objectif de choquer, le slogan étant "fumer, c'est être l'esclave du tabac".

Mais quel message peut-il cacher? Le danger de cette campagne est qu'elle risque d'être interprétée bien différemment. Comparer la sexualité à une drogue, c'est donner aux jeunes une image négative de la sexualité. Affirmer que la fellation est mal, pire évoquer la sexualité que sous la forme contrainte, c'est irresponsable. Les psys vont se frotter les mains.

D'autant que pour les jeunes qui ne pensent qu'au sexe, le message risque bien d'être le contraire. Si le tabac est aussi bon que le sexe, faut que j'essaie d'y goûter... et inversement. Il est fort à parier qu'ils vont faire les yeux d'une six-biches pour une pipe.

Ouf on a évité le syndrome de la diversité. Sur les affiches tous les violeurs sont blancs, toutes les victimes sont blanches. Quel interprétation auraient pu en faire la jeunesse? Que ça ne concerne que les blancs? Qu'il n'y a que des blancs violeurs, que des victimes blanches?

Par contre les quotas ne sont pas respectés, deux violeurs homosexuels pour un violeur hétéro, quel message subliminal se cache encore là dessous? Il est bon de rappeler que les trois quarts des viols sont commis par des hétéros. Normal ils sont plus nombreux.

Mais du coup, le message ne va-t-il pas banaliser le viol? Si se faire violer c'est aussi grave que fumer une clope.....

Ca c'est criminel et très grave!


L'hypocrisie d'un état qui autorise non pas le tabac mais toutes les saloperies que les firmes ajoutent dedans. (1)

Des marques commercialisent des cigarettes 100% tabac, sans additif ni exhausteur de goût. N'y a-t-il qu'un "esprit américain" pour pouvoir le faire? En plus elles ne sont pas testées sur les animaux.

 

La campagne devait choquer, c'est gagné. Mais je ne suis pas sûr que ce soit dans le sens souhaité.

 

Romain Desbois

1 http://dnf.asso.fr/

.

 

18/06/2008

QU'ON NOUS FOOT LA PAIX

1683114608.jpgCinquante millions d'euros chacune, TF1 et M6 n'ont pas hésité pour obtenir les droits de retransmission de l'Euro2008. D'après les responsables de M6, ce n'est pas rentable. D'ailleurs, les matches de samedi et de dimanche n'ont pas été en tête des audiences selon Médiamétrie. Pourquoi nous faire croire alors que cela intéresse tout le monde au point que cela fasse la une des JT?

A 120 000 euros les 30 secondes de pub (200 000 euros si les Français allaient en finale), TF1 comptait bien se renflouer. La question est: sur le dos de qui? A l'heure où tout le monde s'inquiète sur le pouvoir d'achat et la hausse des prix, personne ne voit le poids de la pub dans le chariot de courses.

A plus d'un milliard d'euros de droits de retransmission récoltés, la seule a être gagnante dans l'affaire est la Ligue de Football. Mais j'oublie les joueurs dont l'esprit sportif se borne aux cachets de pub, vendus à des produits dont souvent la fabrication respecte d'autres règles beaucoup moins éthiques.