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03/12/2008

LA VIE D'EN BAS

Cadenas.jpgLa police s’est très mal comportée avec un journaliste ancien PDG de Libération ! voir
Bienvenue dans le vrai monde !

Les journalistes sont-ils si mal informés qu'il leur faille vivre les choses pour en connaître l'existence?
Bienvenue dans le monde réel messieurs les journalistes de Libération!


Je trouve que ce qu'a subit ce journaliste est scandaleux mais je suis heureux qu'il l'ai vécu puisqu'il en a parlé dans le presse.


C'EST LE QUOTIDIEN DES CITOYENS POURTANT!


Combien de personnes par jour subissent ce traitement en France? Personne ne songe a s'en inquiéter!
J'ai vécu ce traumatisme, il ya quinze ans et j'ai mis des années à ne plus trembler dés que l'on frappe à ma porte. Même maintenant, pendant que j'écris j'ai des frissons qui remontent dans le dos!

J'ai fait 24h de Garde à vue avec nuit à la Conciergerie,Cul de basse fosse digne du moyen-âge, dans une cellule où grouillaient des cafards d'une taille que je n'avais pas vue en France, avec un type inquiétant agressif, avec comme simple couche une planche en bois sans couverture. Personne ne savait que j'étais là; ce jour là, j'ai compris que l'on pouvait disparaître en plein Paris sans que personne ne s'en aperçoive.

Le Motif officiel de ma garde à vue: Témoin d'une perquisition!
J'ai eu le malheur d'être chez un ami en son absence quand ils ont débarqué. Je n'ai jamais su ce que la police cherchait mais ils ont fini par dire que me garder à vue avait pour but d'avoir un moyen de pression envers mon ami qu'ils voulaient voir venir débarquer chez "de son plein gré". J'ai donc servi d'otage par la police!
En me relâchant le lendemain, le policier me rend en me le jetant d'un air méprisant le contenu de mes poches en vrac dans un sac plastique (porte feuille vidé, etc...), je commence à ranger et là il s'énerve et me dit de dégager, qu'il en marre de voir ma gueule, etc...
Moi qui m'attendais au moins à un semblant d'excuse, je lui fait remarqué que soit je suis coupable et ils n'emprisonnent soit je suis innocent et là j'ai le droit à un minimum de respect. Il m'a jeté à la rue, sans même se préoccuper comment j'allais rentré chez moi en me disant que "je n'ai qu'à mieux choisir mes amis".


Ce délit d'amitié et cette histoire, j'ai essayé d'en parler à des journalistes (y compris à Libération), cela n'a intéressé personne.
Bienvenue dans le monde des gens d'en bas, monsieur le journaliste.