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04/07/2013

CHÔMAGE OU RETRAITE ?

chômage,retraite,filoche,hollande,président,république,france,romain desbois,cnav,longévité,retraités,chômeurs,salaire,cotisations,pôle emploi,attali,retraite à points,carrière,poltique,démocratie,économie,social,réforme,balladur,fillon,sarkozy,gauche,socialiste,ayrault,entreprises,salariés,employeurs,charges socialesMonsieur le Président de la République, vous avez fermement dit lors de vos vœux que vous alliez tout faire pour que le chômage baisse.
Or vous annoncez maintenant qu’il va falloir travailler plus longtemps !
J’y vois une contradiction car vous n’ignorez pas que 1 million de chômeurs ont plus de 50 ans, que 60% des français de plus de 55 ans sont au chômage !
Pour la première fois depuis la mise en place du système par répartition les futurs retraités auront moins que ceux pour qui ils ont cotisé toute leur carrière.
Des pistes pourtant ne sont pas explorées comme par exemple la progressivité des taux de cotisations.
Mais surtout il faut cesser de penser que les retraités sont un poids pour l’économie du pays. Bien au contraire, les retraités consomment ; ils jardinent, bricolent, voyagent, gardent leurs petits-enfants, s’occupent de leurs parents entrés dans le grand âge, sont la colonne vertébrale du milieu associatif tant envié dans le monde entier ; ils créent des emplois !
L’argument de l’allongement de l’espérance de vie est fallacieux ! Statistiquement les femmes vivent plus longtemps que les hommes ; faut-il alors selon cet argument qu’elles partent plus tard que les hommes à la retraite? On voit les limites de l’argument.
D’autant plus que cette moyenne cache bien des différences selon que vous avez eu un métier pénible, que vous avez eu de petits revenus ou/et que vous avez commencé à travailler tôt ou pas.
Jacques Attali, bien que partisan de l’augmentation du nombre d’années travaillées a bien résumé le problème : « Reculer l’âge du départ en retraite, c’est faire payer aux pauvres la retraite des riches ».
Est-ce cela une mesure de gauche ?
Cherchons la cause du déficit des caisses de retraite avant toutes choses ! Il serait bon de faire un audit de la CNAV semble –t-il car entre le salaire « secret défense » de sa présidente et les 80 000 aides ménagères payées indûment par les cotisations retraites en passant par les frais de communication et autres subventions à des évènements culturels ou sportifs, on ne se demande plus si nos cotisations sont bien gérées.
Selon les chiffres de l’inspection du travail donnés par Gérard Filoche, il y aurait par an, 1 milliard d’heures travaillées non payées et donc sur lesquelles il n’a pas de cotisations sociales ! Renforcer les contrôles serait bien une façon de faire rentrer des cotisations tout en augmentant le pouvoir d’achat des salariés lésés. Cet excellent inspecteur du travail à la retraite rappelle qu’une augmentation de seulement 1% des salaires (en moyenne), c’est 10 milliards d’euros de plus par an de rentrée dans les caisses de la CNAV.

Vous pouvez réduire sensiblement et rapidement le nombre de chômeurs grâce à l’avancement de l’âge de la retraite. Annuler la reforme Balladur/Fillon supprimerait au minimum 1 million de chômeur dans l’année !
C’est un cercle vertueux que vous enclencheriez là, car les centaines de milliers de salariés qui partiraient en retraite permettraient de donner du pouvoir d’achat à nombre de leurs collègues qui par le jeu des promotions internes les remplaceraient sans que cela coûte un centime aux entreprises !
Monsieur le Président si vous voulez vraiment lutter efficacement contre le chômage, vous devez permettre à des millions de français de partir à la retraite maintenant ! Ne craignez pas de gonfler les déficits des caisses de retraite puisque les chômeurs qui les remplaceront cotiseront à nouveau pour ces retraités et feront baisser la charge des indemnités chômage (qui au demeurant pourraient être transférées aux retraites).
Pour conclure je n’ose même pas évoquer le côté social voire socialiste de mes propositions exposées ici.
Je sais que ce courrier ne sera jamais entre vos mains et qu’un fonctionnaire sera chargé de faire une réponse passe partout. Aussi je me permets de le rendre public et de le diffuser le plus largement possible.
Il est néanmoins évident qu’il faut réformer le système des retraites pour aller vers un système à points, plus juste et qui permettrait à chaque salarié de mieux pouvoir gérer son déroulement de carrière.
Ce système est de toute façon dès sa conception aberrant puisqu’il faut au moins deux cotisants pour un retraité et donc à chaque génération avoir deux fois plus de gens qui cotisent, ce qui est impossible.
Avec le plus grand respect d’un citoyen engagé.
RomainDesbois

 

25/03/2010

L'IMPÔT UNIQUE: MA REVOLUTION FISCALE

8.jpgAu pays des usines à gaz, la fiscalité française est un de ses plus beaux joyaux, bien loin de la contribution volontaire gravée dans le marbre de la déclaration des droits de l'homme de 1789.(a) (b)

Je propose de simplifier tout cela, dans un esprit d'équité et sans manichéisme.

Ce qui est d'ors et déjà possible de faire, c'est interdire de taxer ou imposer une taxe ou un impôt. La TVA sur la taxe locale et la CSG non déductible sont deux exemples d'abus scandaleux.

Le postulat de départ est que l'impôt progressif reste le plus équitable. Or, la TVA, les prélèvements sociaux (CSG, cotisations santé,retraites, chômage, etc.) sont à pourcentage fixe et non progressif. Cela pèse plus sur les petits revenus que sur les gros (prélever 10% d'un SMIC étant plus pénalisant que 10% de 100 000 euros).

L'impôt doit se justifier:

1- L'ISF

- L'ISF est calculé sur la valeur virtuelle d'un patrimoine. Cela amène à faire payer un impôt sur une richesse supposée et il se peut que la valeur du patrimoine se soit dépréciée le jour de la vente. Cet impôt est une sanction liberticide ! Au nom de quoi le fait d'acquérir un patrimoine plutôt que de dépenser ses revenus en loisirs devrait-il être sanctionné par une double peine fiscale, alors que ces revenus ont déja été imposés?

De plus, les oeuvres d'art sont exonérées de l'ISF, avantageant les milliardaires tout en transformant l'art en valeur nominale et monnaie scripturale et spéculative. Il y a probablement plus d'oeuvres d'art dans les coffres des banques que dans les musées.

Je propose la suppression de l'ISF.

 

2- L'impôt foncier

- L'impôt foncier n'a pas plus de légitimité. Sous prétexte que vous décidez d'acquérir votre résidence plutôt que de dépenser vos revenus en  automobiles,  voyages ou autres loisirs, l'Etat va vous imposer à nouveau. Un impôt contre les fourmis d'un état cigale .

Je propose la suppression de l'impôt foncier.

 

3- La taxe d'habitation et autres impôts locaux

- La taxe d'habitation est profondément injuste. Selon que votre ville, votre département, votre région a plus ou moins d'entreprises, plus ou moins d'infrastructures, plus ou moins d'habitants, votre taxe d'habitation pourra être du simple au quadruple. Or nous n'avons pas toujours le choix de son lieu d'habitation. Je propose que l'Etat verse tous les ans à chaque commune, département et région une somme fixe par habitant, supprimant ainsi le système de péréquation ville riche/ville pauvre. Autre intérêt, les entreprises se redéploieront sur tout le territoire, n'étant plus happées par l'attrait fiscal de certaines villes. Ainsi le rééquilibrage entre les zones d'emplois et les zones d'habitats se fera naturellement pour plus de mixité. On peut espérer la fin des transhumances quotidiennes de plus en plus longues et coûteuses en temps et en stress.

Je propose la suppression de la taxe d'habitation et autres impôts locaux.

 

4- L'impôt sur les successions

- L'impôt sur les successions est entaché de moralisme étatique, taxant plus un tiers héritier que le descendant ou l'ascendant; taxant autant l'héritier chômeur et l'héritier déja millionnaire. Je propose que les héritages soient déclarés comme revenus de l'année et imposé comme tout autre revenu, de manière progressive.

Je propose la suppression de l'impôt sur les successions.

 

5- TVA

- prélevée sur tout et n'importe quoi, des médicaments à la nourriture, c'est l'impôt le plus injuste; n'étant pas proportionnel au revenu du consommateur mais proportionnel au prix du produit acheté.

Je propose la suppression de la TVA.

 

6- Charges et prélèvements sociaux

Le salarié touchera son salaire brut augmenté des charges dites "patronales", qui ne sont que du salaire différé. Ainsi les patrons ne se plaindront plus de payer trop de charges! Cela remet en cause de facto le paritarisme syndical. Justement, ce n'est pas le rôle des syndicats de gérer les caisses de sécu, de chômage ou de retraites. Libérons les de ces tâches!

Les cotisations, intégrées dans l'impôt sur le revenu déconnectent les recettes des dépenses sociales.

Ainsi les éternels débats sur les trous des caisses de sécurité sociale, de chômage et des retraites ne se posent plus. L'Etat intègre dans son budget les dépenses nécessaires comme il le fait pour l'armée ou l'éducation nationale.

Je propose donc de supprimer tous ces impôts et taxes et de conserver uniquement l'impôt progressif sur le revenu.

Toutes les taxes et impôts sont intégrés dans un seul et unique impôt: l'Impôt Unique Progressif.

Quel que soit le type de revenu (héritage, plus value, salaire, rente, etc...), déclaré sur l'année fiscale, une seule règle de calcul de l'impôt.

La progressivité se ferait par un système de tranches, comme actuellement mais le plus progressif possible, sans bouclier fiscal, ni plafond (progressivité continuelle).

 

Entreprises:

Impôt sur les sociétés, taxe professionnelle, charges sociales, les employeurs ne cessent de dénoncer,  pas toujours à tort, le poids des contributions obligatoires qui faussent leur compétitivité.

Le système actuel basé sur la masse salariale pèse plus de fait  sur les entreprises à fort taux de main-d'oeuvre.

Je propose de remplacer toutes les charges, taxes et impôts par l'Impôt Unique Progressif Professionnel. Calculé sur les bénéfices nets il permet de ne pas désavantager les entreprises qui créent des emplois et de ne pas aggraver le bilan financier de celles qui dégagent un chiffre d'affaire non bénéficiaire.(c)

Déconnecté de la masse salariale, l'IUPP rend caduc le conflit entre celle-ci et les dividendes des actionnaires.

Déconnecté de la masse salariale, l'IUPP ne sanctionne pas les entreprises qui embauchent.

Progressif, l'IUPP rend plus équitable le poids de la contribution entre les entreprises, petites ou grandes, tout en n'écrasant pas fiscalement les entreprises qui font peu ou pas de bénéfice.

La progressivité et le taux de prélèvement fiscal des entreprises seront les mêmes que pour les particuliers.

 

Romain Desbois

 

a. Histoire de la déclaration des droits de l'Homme de 1789

b. Article XIV: Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

c. bénéfice net

 

Plus d'infos:

lexpansion:impot-mieux-vaut-etre-corse-que-parisien

quels-sont-differents-impots-percus-par-etat