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16/09/2012

LE DROIT A L'ENFANT EST DEJA LA NORME

enfant,adoption,pma,avortement,homoparentalitéQui pourrait imaginer que l'on puisse interdire à un humain d'avoir un enfant? La Chine avec sa politique de l'enfant unique a heureusement échoué, au moins partiellement. Aujourd'hui comme hier les pratiques eugénistes , d'est en ouest, du nord au sud sont légion. Il existe tant d'histoires inhumaines que l'Histoire semble vouloir oublier.

Le droit à l'enfant s'est toujours confondu avec le droit de ne pas avoir d'enfant. De tout temps on a concocté des potions abortives et des potions fertilisantes, y compris chez des peuplades dites primitives.

Illégaux, la contraception puis l'avortement sont légalisés petit à petit. Non pas par pure idéologie mais par pragmatisme; la prohibition engendrant plus de dégâts qu'elle n'en règle.

Le choix de procréer quand et si on veut est une avancée incontestable vers le contrôle de son corps et la procréation médicalement assistée (PMA) fut une étape complémentaire pour ceux qui au contraire ne pouvaient avoir d'enfants.

Comme en toutes choses, les dérives ne tardèrent pas à apparaître et l'on frémit de penser qu'elles ont même précédé dans les labos, ce que la société accepterait ou refuserait au moins provisoirement.

Jusque récemment, les médecins de la PMA implantaient plusieurs embryons fécondés in vitro. Officiellement, c'était pour optimiser les chances de réussite, officieusement, ce n'était qu'une minable histoire d'économie. Si par "bonheur" plusieurs embryons étaient viables, à la demande des parents, on avortait ceux de trop.

Récemment, virage à 180° : on s'est aperçu que la multi-implantation augmentait le risque de réussite pour l'ensemble des embryons. Ce carnage inutile va donc cesser, sans sanction pour ces apprentis sorciers.

A l'heure où la société débat sur l'élargissement de l'accès à l'adoption et à la PMA, à quel stade en sommes-nous aujourd'hui?

Des millions de femmes avortent alors que tant de personnes souhaitent adopter. Des millions d'embryons surnuméraires congelés attendent d'être jetés ou de servir de matériel de laboratoire, de matière première pour cosmétiques ou pour médicaments alors que tant de personnes souhaiteraient porter un enfant.

Est-il plus éthique de "détruire" un embryon que de l'offir à des parents volontaires? Est-il plus grave  d'être l'enfant d'un père donateur anonyme que d'être adopté par un couple d'homosexuels?

On peut considérer que le droit à l'enfant est avant sa naissance et le droit de l'enfant est après sa naissance. Ce serait trop simple. Le droit de l'enfant à naître s'oppose au droit des parents de ne pas le vouloir. La solution viendra peut-être le jour où l'on pourra transférer un foetus, un embryon du ventre de la mère vers celui d'une autre femme.

Les enfants devraient avoir le droit de naître, de choisir leurs parents adoptifs. Science-fiction!

Non, le droit de l'enfant doit être toujours supérieur au droit à l'enfant quand l'enfant est en capacité de décider. Le devoir des adultes est de leur offrir bonheur, protection, amour ; qu'ils soient les siens ou ceux des autres. Encore faut-il ne pas penser pour eux en fonction de nos propres désirs.

Romain Desbois

12/03/2009

CONTRE L'AVORTEMENT LETAL

enceinte.jpgSujet tabou s'il en est, l'on pourra même me dénier le droit d'en parler sous prétexte qu'un Y se promène dans mes gènes, je n'arrive pas à comprendre que l'on puisse défendre ce meurtre décriminalisé afin de ne pas rajouter la mort des femmes avortées. Cette loi salutaire n'a-t-elle pas engendré involontairement une dérive intellectuelle et une pratique déraisonnée? Comment pourrais-je comprendre que nombre de ceux qui défendent l'avortement sont contre la peine de mort ou refuse l'adoption pour les couples homosexuels pour le bien de l'enfant?

Certes on peut toujours se donner bonne conscience en affirmant qu'un foetus n'est pas un humain, ce qui induit le droit de le supprimer sans état d'âme. A partir de quand devient-on un humain? N'est-ce pas au moment où l'ovule est fécondé par le spermatozoïde? D'aucun nieront tout droit de l'enfant à naître, comme les lois françaises qui font que des femmes enceintes battues qui perdent leur enfant ne pourront faire condamner la personne qui les aura frappées; d'autres feront l'amalgame du droit de disposer de son corps en considérant que cette vie qui est née en elles fait partie de leur corps.

Selon les chiffres de l'INED et du rapport épidémiologique de 1999, il est difficile de ne pas penser à une dérive contraceptuelle de l'IVG. La confusion est même entretenue par le ministère de la santé dans le titre de son site.

Cet acte médical contraire au serment d'Hippocrate est traité comme une maladie et met les médecins devant un sacré cas de conscience.

Les progrès techniques de procréation médicale assistée (PMA) permettent d'implanter des embryons dans l'utérus. Pourquoi ne pas réfléchir à une solution qui pourrait mettre tout le monde d'accord? L'on pourrait pratiquer un avortement non létal et réimplanter le foetus dans l'utérus d'une femme demandeuse. Non, l'on préfère pour des raisons essentiellement financières, implanter plusieurs embryons et en supprimer les "surnuméraires" qui se seraient accrochés à la vie!

J'ai conscience que je mets un coup de pied dans la fourmillière et que ce sujet est douloureux pour beaucoup (pas que pour les femmes), mais peut-on se satisfaire des 220 000 à 230 000 avortements par an, rien qu'en France, dont la plupart pourrait être évités?