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26/03/2009

MEDEF: U l t I M a t u M

15.jpgTous les jours des scandales mettent en scène des patrons et leurs rémunérations comme pour exorciser la crise par quelques sacrifices médiatiques, boucs émissaires envoyés pour assouvir la soif vengeresse du peuple et sacrifiés au nom du sauvetage de la doctrine libérale.

Le facteur crise amplifie la chose et le Président prend des airs de trotskiste à en faire pâlir Besancenot.

Au 31 mars la matrone des patrons doit rendre son devoir sinon le maître des lieux va lâcher les chiens.... en juin et voir... en septembre si on ne fera pas une... proposition de loi.

Même pas peur! lui rétorque la maldonne du MEDEF (Milliards Engloutis Dette Epongée par les Fiscalisés). Et pour cause! Nicolas Sarkozy cherche à gagner du temps pensant que le temps c'est de l'argent des riches que l'on n'a pas à redistribuer. Sûr de son coup, il compte bien sur les lenteurs de nos élus pour que la reprise excomptée en 2010 efface de la mémoire collective ces fâcheux contre temps .

Droit dans ses bottes (l'on parle d'un retour au gouvernement du célèbre auteur de l'expression), le Président de la République Française ne veut rien lâcher de son programme quitte à pratiquer la langue de bois. Certes il n'a pas été élu pour augmenter les impôts et d'ailleurs ce n'est pas ce qu'on lui demande. Faire croire que revenir sur des exonérations fiscales serait augmenter les impôts est une manipulation.

De l'exonération de charges sociales, que ce soit pour les zones franches ou des heures supplémentaires, aux emplois aidés en passant par le RSA qui permettra  à l'Etat de payer à l'ex-RMIste une partie de son salaire à la place de son entreprise, démontre que le but du chef de l'Etat est de transférer les charges des entreprises à la collectivité nationale. C'est son fil rouge.

Mais on aurait tort de penser que le problème vient de la crise qui n'est que la conséquence d'un système qui n'a pas su se modérer.

La désindexation des salaires de l'inflation entrainant la perte de pouvoir d'achat et les oeuvres d'art exonérées d'ISF faisant dire à certains que cet impôt absurde fait payer les millionnaires en épargnant les milliardaires ont été institués par un gouvernement de gauche. Osera-t-on rappeler que c'est DSK qui défiscalisa les stocks-options?

Responsables mais pas Coupat, aucun n'ira prendre retraite dans une cellule louée par l'Etat.

Partager le travail élargit l'assiette des cotisations, permettant de les baisser voire de les supprimer (pas de chômage, pas de cotisations chômage). Au delà du côté social, humain que l'on a tort de ne pas intégrer en économie, tout le monde y gagne!

1789/2009 un même slogan semble réunir ces deux tournants de l'Histoire: PARTAGEZ SINON ON VOUS PRENDRA TOUT!

 

18/02/2009

TRADER, MIEUX QUE LE LOTO

1278170177.jpgVous ne connaissez certainement pas John Paulson. C'est un trader. Un très bon même puisqu'il a gagné en salaire en 2007,

4 milliards et demi d'euros!

C'est près de trente milliards de francs, au cas ou certains ne se rendraient pas bien compte.

Les cent traders les mieux payés ont touché ensemble, toujours en 2007, six cents milliards de dollars! (438 milliards d'euros au taux de l'époque). voir taux 2007

Cela fait 140 millions de salaires mensuels de 2 000 euros plus les charges!

DOUZE MILLIONS D'EMPLOIS!

"Vous ne viendrez pas chez nous par hasard". Un slogan bien cynique.

 

Mais le cynisme ne s'arrête pas là! Les jeunes lions qui n'accordaient aucun crédit même lyonnais à notre système social solidaire et allaient voler fortune dans les cavernes d'Allez Bobo sont revenus au nid douillet de la vache à lait maternelle. Le corps beau d'un reste d'UV encore visible, voyant dans le bec de l'oiseau noir de la récession un chômage. Par l'odeur d'un système amoché, ces traders sont reçus en rois mages.

Du train de vis, ils crient assez dick. Rangées les décapotables, le risque c'est bien quand il n'y en a point.

C'est ainsi que le Point nous apprenait que certains voulaient et le fromage et la fromagère!

Dégustons donc ensemble ce que nous rapporte Le Monde qui n'est pas suspecté d'être de gauche:

"Le député PS Alain Vidalies s'est interrogé sur le cas de quelques ex-traders français de Londres ayant touché jusqu'à 6 366 euros mensuels d'indemnités-chômage alors qu'ils n'ont jamais cotisé en France, dans une question écrite à la ministre de l'économie, Christine Lagarde.

"Pour y parvenir, il leur suffit de justifier en France - à leur retour - d'un contrat de travail dont la durée est comprise entre un et vingt-huit jours", écrit M. Vidalies, évoquant des traders qui ont travaillé à la Bourse de Londres ou dans d'autres pays de l'UE. "Ainsi, grâce à cette astuce, ils reçoivent des indemnités-chômage qui peuvent atteindre 6 366,80 euros par mois bien que n'ayant jamais cotisé aux Assedic", ajoute-t-il.

Le député des Landes demande à Mme Lagarde "de bien vouloir lui confirmer la réalité de cette pratique surprenante, de lui préciser le nombre des heureux bénéficiaires et le montant ainsi déboursé par l'Unedic".

L'Unedic avait reconnu le 24 septembre la possibilité "exceptionnelle" que d'anciens financiers puissent, après avoir perdu leur emploi à Londres, bénéficier d'une indemnisation allant jusqu'à 6 366 euros mensuels, comme le révélait Le Point. L'Unedic évoquait alors "24 demandeurs d'emploi indemnisés sur la base d'un salaire supérieur à 7 000 euros nets mensuels" perçu en Europe, dont quatre sur un salaire touché en Angleterre." (sources LeMonde)


Quoi? Je cotise, tu cotises...pardon vous cotisez pour indemniser au chômage plus, que vous ne glânez de votre dur labeur?

Moi je sais pas mais j'hésite entre le poujadisme et l'extrême de l'extrême gauche!

Travailler plus pour gagner plus version trader c'est "travaille plus et j' touche plus".

 

Romain Desbois

 

16/02/2009

QUAND NOS CAISSES JOUENT NOS RETRAITES A LA BOURSE

TITI75ans.jpg1 milliard 100 millions d'euros!

(environ 721 milliards 553 millions d'anciens francs pour les anciens)

C'est le montant des pertes qu'auraient subies les régimes de retraites complémentaires ARRCO sur la partie de leurs réserves financières investie en valeurs mobilières (actions et obligations) du fait de l'effondrement des marchés financiers en 2008 (sources intérêts privés 01/09).

Les français se croyaient protégés puisque leurs retraites ne se constituaient pas en fonds de pension, mis à mal par la crise des subprimes. Les caisses complémentaires en ont décidé autrement, se permettant de prendre des risques qu'elles n'assumeront pas financièrement.

Ce choix irresponsable va certainement peser lors de la renégociation de l'AGFF, le 1er avril prochain,  qui permet depuis 1982 et jusqu'à cette date fatidique de bénéficier de la retraite complémentaire dés 60 ans au lieu de 65 ans. Faute d'accord d'içi cette date, les pensions subiraient un abattement pouvant atteindre 22%. voir article Les Echos

2009 est l'année où le calcul d'une retraite à taux plein se fait sur 41 ans de cotisations, aboutissement d'une réforme qui a mis à genoux de nombreux nouveaux retraités.

C'est en 1995, avec le réforme Balladur que le procéssus a commencé. Plus que l'allongement de la durée de cotisation, le changement du mode de calcul, passant aux 25 meilleures années (contre 10 auparavant), avait déjà réduit ipso facto les pensions de 20% en moyenne.

Mises à mal, les retraites fondent comme neige dans la narine d'une star. Le gouvernement a réagit en permettant à ceux qui ne peuvent pas vivre de leur pension.... de cumuler emploi et retraite, sans limitation de ressources.

Comble du cynisme ceux-ci cotiseront pour la retraite. Plus exactement celle des autres car leurs propres retraites ne seront pas revalorisées d'autant.

Travailler plus pour gagner plus, même en retraite, sera donc le sort des futurs retraités. Un premier avril qui risque de faire rire jaune.

 

06/02/2009

Le président "analgébrète"

ARGENT006.jpgOn avait déjà un ministre de l'éducation incapable de faire une règle de trois, une ministre de la santé fâchée avec les pourcentages (voir "le malade n'aura Bachelot de sang homo"), nous voici pourvu d'un président qui manie les chiffres comme un joueur de bonneteau ses cartes.

Je prends quelques exemples tirés de son intervention du 05 février dernier.

Crédit de l'Etat aux banques:

Sur les 300 milliards de lignes de crédit que l'Etat Français accorde aux banques, seuls 20 milliards d'euros ont été réellement utilisés. Cela devrait rapporter 1,4 milliard d'intérêts à l'Etat pour 2009. Du 7% en somme!

Mais ce que ne nous a pas dit le Président, c'est à combien l'Etat a emprunté pour pouvoir prêter cette somme?

Ces intérêts payés devront bien être déduits des intérêts touchés!

Crise automobile:

Contrairement aux autres pays, la France grâce au bonus/malus qui a déjà coûté des dizaines de millions d'euros, aurait vu son marché automobile quasiment stable. Alors si l'on a vendu autant de véhicules en 2008 qu'en 2007, pourquoi les ouvriers de Renault et Peugeot ont-ils eu à vivre une fin d'année de chômage technique?

Tranche fiscale:

Supprimer la première tranche fiscale est une bonne idée mais comment cela va être articulé?

Exemple:

Supposons que le revenu imposable soit 200 € et que l'impôt soit sur deux tranches égales

- Actuellement

I 1ère tranche  à 1% I 2ème tranche à 2% I

---------------------------------------------

I..... de 0* à 100 €...I...de 100 € à 200 €...I

----------------------------------------------

<.............1€.........> <..........2€..............> soit un total de 3€ d'impôt

* par convention pour l'exemple du seuil de non imposition

 

- Si on supprime la 1ère tranche sans relever le seuil d'imposition:

 

I 1ère tranche  ex 2ème tranche à 2%I

----------------------------------------

I...............de 0* à 200 €................ I

----------------------------------------

<.......................4€.........................> soit un total de 4€ d'impôt

* par convention pour l'exemple du seuil de non imposition

 

Supprimer la première tranche sans relever le seuil d'imposition nous ferait-il payer plus d'impôt?

 

- si on met la première tranche à zéro %


I 1ère tranche à 0% I 2ème tranche à 2% I

---------------------------------------------

I.....de 0* à 100 €.....I..de 100 € à 200 €...I

----------------------------------------------

<.............0€.........> <..........2€.............>      soit un total de 2€ d'impôt

* par convention pour l'exemple du seuil de non imposition

 

Cette version qui n'est pas supprimer la première tranche mais relever le seuil d'imposition au niveau de la deuxième tranche permet à tous les contribuables de payer moins d'impôt, tout en gardant le principe de progressivité.

Souhaitons que Le Président de la République pensait à cette dernière solution!

queue de cerise.jpg

La Règle des trois tiers ou dites 33:

La proposition du partage des bénéfices en un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés, un tiers pour l'investissement semble honnête. Mais le Président s'est empressé de dire que cela ne doit pas être la règle; que des fois il ne faut pas faire ainsi, par exemple quand il n'y a pas de bénéfices. Difficile de partager quand il n'y a rien dit-il. C'est pourtant bien ce qu'il se passe la plupart du temps. Et puis docteur un tiers de zéro ça fait zéro. C'est même la seule fois où l'on divise et qu'il reste autant après la division qu'avant!

Mais les trois tiers peuvent cacher des pièges si tout n'est pas vérouillé.

Le tiers pour les actionnaires peut très bien se répartir autrement que de manière égale; de même que le tiers des salariés peut très bien se répartir par 80% pour l'encadrement et 20% pour les ouvriers!

Autre piège si l'on répartit les bénéfices au pourcentage du salaire (comme hélas on fait déjà pour l'augmentation du salaire), le bénéfice risque d'être maigre pour les petits salaires.

fer a cheval.jpg

Energie:

Grâce au nucléaire le Président nous apprend que sans gaz ni pétrole la France exporte de l'électricité. Toujours dans la propagande de l'indépendance énergétique, monsieur Sarkozy pense que le nucléaire fonctionne et produit de manière spontanée de l'électricité. C'est oublier qu'il n'y a plus d'uranium en France depuis belle lurette et que nous nous approvionnons au Niger par exemple ou il serait intéressant qu'il envoyât son émissaire des droits de l'homme, la sublimissime et inemployée Rama Yade.

 

Mandat présidentiel:

Nicolas Sarkozy a justifié la limitation à deux mandats présidentiels par le fait que, vision du passé, certains restaient accrochés à leur siège pendant quarante ans! Il ne fallait pas compter sur les passe-plats qu'il avait désignés pour lui servir la soupe pour espérer avoir plus d'explications! Où alors le Président parlait d'un autre pays; car en France jamais un président n'a fait plus de deux mandats, sous la Cinquième République.

 

Crise de l'immobilier:

Rien à signaler. Y aura-t-il un Bonaparte pour sauver l'immobilier ou l'Empereur attend-il que le Canard Enchainé lui fasse "Paon" sur le bec ? A moins que ce ne soit le peuple qui siffle la fin de la partie en se servant d'un appeau "Léon".

 

129a.jpg
Vous reprendrez bien un peu de café de ma cafetière à 25 000 euros?

 

26/01/2009

UNE ESPECE EN VOIE DE DISPARITION, LES ELUS SE MOBILISENT

GrandDuc.jpgAlors que l'Assemblée Nationale est débordée au point de vouloir limiter en temps les débats et les amendements, nos édiles savent trouver une fenêtre de tir pour nos amis les chasseurs.

Entre l'adoption récente de la loi sur  "l'amélioration et la simplification de la chasse", la nomination de Chantal Jouanno au secrétariat d'Etat à l'écologie et la publication du calendrier des dates de fermeture de la chasse aux oiseaux (calendrier qui se torche avec les engagements européens de la France et notamment avec la 'Directive oiseaux') , il y a forcément une volonté politique déterminée à faire plaisir aux semeurs de mort et autres psychopathes du dimanche.

Car c'est la fê
te à Riri toutes les semaines chez Viandards Land; que du bonheur...Des cadeaux en veux-tu en voilà...

Il doit bicher, notre président : à peine eut-il râlé que l’opposition faisait rien qu’à entraver sa soif réformatrice en foutant la pagaille dans l’hémicycle que,  le PS joignait ses voix à l’UMP pour une réforme capitale. C’est en effet dans une ambiance consensuelle que le Parlement vient d’adopter la proposition de loi du sénateur Ladislas Poniatowski destinée à la protection d’une espèce en voie de disparition.
Et y avait urgence : pensez qu’en l'espace d'une génération, ils sont passés en France de 2,4 millions à 1,2 million. Ecolo comme on le connaît, le gouvernement se devait de réagir face aux menaces qui pèsent sur une espèce emblématique des traditions de nos terroirs : les chasseurs !
La loi contient donc des mesures destinées à faciliter la vie de ceux qui font de la mort un loisir.
Pour commencer, il convient de ne pas les décourager.
On cessera ainsi de les priver de leur passe-temps favoris sous prétexte qu’ils auraient commis des infractions : le permis de chasse ne sera plus automatiquement retiré mais il faudra qu’un juge en décide. En attendant, le contrevenant pourra continuer à tirer sur tout ce qui bouge.

Il faut aussi que leur « sport » ne leur coûte pas trop cher. Or, jusqu’à présent, l'indemnisation des dégâts agricoles causés par le gros gibier représentait une lourde charge pour leurs fédérations. Ce n’est que justice quand on sait que par exemple la multiplication des « cochongliers » (animaux énormes, d’approche facile, ne craignant pas la voix humaine ou le jappement de chiens qui leur sont familiers) tient à l’élevage qui en fut encouragé par les dites fédérations.
On va désormais faire contribuer les propriétaires irresponsables qui ne procèdent pas à la régulation des espèces sur leur terrain et, pire, s’opposent au passage des « régulateurs » devront raquer !
Idem pour les deux tiers des communes françaises où n'existe pas d'ACCA (association communale de chasses agréée) et qui, de ce fait, ont des territoires non chassés ! Allez hop, tout ce petit monde à la caisse ! Ce sera toujours ça de moins à la charge des chasseurs.

Autre souci des vaillants Nemrod que le législateur a tenu à apaiser : il semblerait que notre belle jeunesse boude la guerre faite aux animaux. Qu’à cela ne tienne : pour favoriser leur accès à la confréries des tueurs agréés, le texte abaisse le coût du permis de 30 à 15 euros pour les mineurs de plus de 16 ans (et oui, à cet âge on ne peut pas voter mais on peut tuer !) et lorsqu'un chasseur valide pour la première fois son permis. La cotisation fédérale sera abaissée dans les mêmes proportions.

Plus de tracasseries paperassières : le transport du gibier tué entre amis est libre ! (les braconniers apprécieront)
Foin de réglementation tatillonne, pour améliorer le rendement du destructeur de « nuisibles », le parlement autorise les tirs à l’aide de «grand duc artificiel ».
Précisons, pour les non chasseurs qui me lisent de quoi il s’agit :
les oiseaux diurnes n’aiment pas que les oiseaux de nuit interfèrent dans leur plage horaire. Lorsqu’ils découvrent, en plein jour, une chouette, un hibou, un grand ou un petit duc, ils se regroupent et le houspillent jusqu’à ce qu’il décampe en attendant son heure de sortie.
Pour limiter les massacres, l’usage du grand duc artificiel était jusqu’alors réservé à la destruction des nuisibles, sur arrêté préfectoral. Les porteurs de fusils pourront désormais utiliser librement ce leurre de rapace nocturne pour attirer leurs proies.

Mais ce gros cadeau de Noël n’eut pas été complet sans l’indispensable reconnaissance dont ont soif ces grands incompris !
Depuis le temps qu’ils répètent qu’ils sont les premiers écologistes, leurs fédérations peuvent désormais êtres agréées au titre de la protection de l'environnement, seront consultées pour des projets d'aménagement du territoire et pourront en saisir la justice avec le droit de se porter partie civile.
- "Pourquoi privilégier les associations de chasse par rapport à d'autres associations, les randonneurs, les cavaliers…, qui eux aussi protègent la nature?", s'est étonné Yves Cochet qui, au nom des Verts, s’est abstenu (et le vote contre, il connaît pas ?)
- "Vous n'êtes pas sur le terrain pour apprécier la différence entre les uns et les autres", lui a rétorqué Patrick Ollier (UMP) qui a quitté les Hautes-Alpes en 2007 pour se faire élire à Rueil Malmaison, "Les chasseurs sont de vrais gestionnaires de la nature, mais un randonneur ne fait que passer."
Il a raison, Ollier : on passe… très vite même, surtout en automne. Et on n’oublie pas les grelots, les crécelles, et les gilets fluo !
Et puis il avait le mérite d’être là : treize députés s'étaient déplacés pour ce vote définitif, - dont 11 membres du groupe d'étude de la chasse et élus de régions où cette "activité sportive" selon leur propre définition, est largement pratiquée.
Même les ministres concernés, ceux de l'écologie et de l’agriculture, s'étaient éclipsés et c'est celui des Transports ( ?) qui représentait le gouvernement.

Un député PS a regretté qu'aucun jour de la semaine ne soit interdit à la chasse... mais il a été contredit dans son propre camp au nom de "la tradition ancestrale de loisir et de lien social" qu'est la chasse, "en particulier le dimanche".

Certains auraient aimé aller plus loin, tels Maxime Gremetz (PCF) qui, trouvant que le texte "s'arrêtait au milieu du gué" s'est lancé dans un vibrant plaidoyer en faveur des chasseurs. D’autres ont demandé des sanctions "pour contrer les activités anti-chasse" de "ceux qui multiplient les actions de sabotage".

Les sénateurs avaient renoncé à les inscrire dans la loi mais D. Bussereau leur a promis « la signature prochaine » d'un décret instituant un « délit d’entrave au droit de chasse » punissant d’une amende salée « tout acte tentant d’empêcher le déroulement normal d’une action de chasse ».

Démagogues les parlementaires ?Meu non !  Alors que les accidents de chasse se multiplient, ils viennent de voter une loi qui caresse dans le sens du poil 2 % de la population... armée.

Voir l'excellent blog "ça branle dans le manche"