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22/11/2012

LA FAIM DU MONDE EST POUR NOEL.

sdf,morts de la rue,don quichotte,clochards,samu,frois,noel,illumination,paris,Comme tous les ans , les communes vont dépenser sans compter pour les illuminations de Noël. Alors que l’on n’a de cesse de nous refuser meilleure fortune, que même les plus démunis d’entre nous vont devoir trouver une ceinture; pas de logis pour les mal-logés; pas de fix pour les "sang domicile". Y a pas de sous nous dit-on en attendant de s’apitoyer sur les prochains morts de la rue.


Le journal du net a eu l’excellente idée de recenser le coût de ces brillantes dépenses pour 18 des plus grandes villes de France : journal du net.com/economie/enquete/illuminations-noel-villes

Par ordre décroissant (mais pas pour les SDF) :

Nice,     1.520.000 euros

Marseille,    760.000 eurossdf,chômage,crise,illumination,noel,clochard,paris,pauvreté,morts de la rue,don quichotte

Paris,     684.000 euros

Nantes,     600.000 euros

Reims,     551.119 euros

Bordeaux,     450.000 euros

Strasbourg,     450.000 euros

Colmar,     403.000 euros

Montpellier,     375.000 euros

Lyon,     360.000 euros

Saint-Etienne,     360.000 euros
   
Rennes,     322.000 euros

Le Havre,     220.000 euros

Saint-Tropez,     220.000 euros

Grenoble,     210.000 euros

Lille,     200.000 euros

Biarritz,     150.000 euros

Toulouse,     147.530 euros

Dans ces villes, la pauvreté c’est comme partout, le paquet cadeau fait apprécier tellement mieux la crise gadget. Mais vous n’entendrez dans les médias que la question du suspense atroce de savoir si la pouffe de service va bien trouver le bouton.

Gandhi disait : « il faut vivre simplement afin que d’autre puissent simplement vivre ». Sans tomber dans un ascétisme assez timide, ce message altruiste est digne d’être rappelé à tous ceux qui se plaignent de notre société supposément individualiste.

Mais le français n’est pas partageux. Grand diseux et petit faiseux surtout ; seuls 14% des contribuables imposables déclarent des dons alors que 77% de ces dons sont déductibles de l’impôt sur le revenu (77% pour les dons aux associations d’aide à la personne, 60% pour les dons aux autres associations reconnues d’utilité publique)

AUJOURD’HUI, ON N’A PAS LE DROIT D’AVOIR FAIM NI D’AVOIR FROID , avez-vous déjà oublié Coluche bande d’enfoirés !

sdf,chômage,crise,illumination,noel,clochard,paris,pauvreté,morts de la rue,don quichotteSi la misère est moins dure au soleil, il faut croire qu’elle est plus acceptable sous le vernis de Noël. La mort est tellement plus belle sous les lampions.

Peut-être que des humains, des vrais, avec des gros morceaux de coeur à l'intérieur, accompagneront ces morts de noël dans un endroit sans lumière mais je frémis de penser que c'est peut-être la première fois qu'on leur offrira des fleurs.

« la meilleure façon d’aider un homme est de lui permettre d’aider plus pauvre que lui » Abbé Pierre.

A l’aube de la fin du monde pour beaucoup de ces êtres, je tiens à rendre hommage à un grand Monsieur qui selon moi a écrit la plus belle chanson au monde.


Brel : Quand on n’a que l’amour
Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour.
Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains
Ami le monde entier.

RomainDesbois

Voir aussi :

Collectif Les Morts de la Rue

Les enfant de Don Quichotte

Hiver 54... ans après

Faut-il tuer les SDF? d'Arianne Walter

Quand nos caisses jouent nos retraites à la bourse

Tous logés à la même enseigne?

Fonctionnaires, trop c'est trop !!!

Fric frac dans les régions.

04/11/2012

YANN, 16 ANS, L'HEROISME N'ATTEND PAS LE NOMBRE DES ANNEES

yan,pompiers,feu,volontariat,héros,Digne-les -BainsDes héros du quotidien agissent et meurent souvent dans l'indifférence la plus totale dans cette société de plus en plus ingrate. Des héros qui devront mourir pour esperer avoir les honneurs et les décorations. Yann Siméoni, lycéen, est mort à 16 ans pour avoir voulu aider son prochain. Volontaire et altruiste comme tant de jeunes qui ne font pas la Une des médias, il représente plus justement l'image de la jeunesse souvent très décriée.

Ces héros sont nombreux à oeuvrer, à mourir. De tous âges, ils font de la France un pays où il fait bon vivre pour la plupart d'entre nous, malgré notre propension à râler, sport préféré des français auquel je m'adonne volontiers. Ces hommes et ces femmes nous sont devenus transparents, tant nous sommes habitués à avoir tout, tout de suite. Au point qu'ils se font tuer par les automobilistes qui se fichent qu'ils soient en train de sauver une vie encastrée dans la fusion de deux véhicules.

Il suffit qu'un train s'arrête parce que les secours s'activent à sauver un suicidé, pour entendre se plaindre les voyageurs; pour entendre l'air si bien connu du poujadisme.

On ne respecte plus ces sauveteurs. Qu'ils soient pompiers ou médecins, infirmières ou policiers, ils se font de plus en plus agresser pendant l'exercice de leurs fonctions.

Il y a moins d'un lustre, les pompiers manifestaient en vain pour obtenir le droit de partir à 50 ans à la retraite. Revendication légitime quand on sait ce qu'endure le corps tout au long de cette activité. C'eut été une honorable façon de les honorer que d'accéder à leur demande.

Faut-il qu'un jeune de 16 ans meure au front de cette guerre permanente contre le drame pour qu'enfin on s'interesse à ces humains désintéressés? Combien d'entre-nous leur doivent la vie?

Yann, vous faites honneur à la jeune génération, vous faites honneur aux pompiers, vous faites honneur à l'Humanité.

Si cela était en mon pouvoir, je ferais en sorte que, par votre sacrifice et celui de votre collègue le sergent Michaël Baghioni, sapeur-pompier professionnel de 35 ans, tous ces héros du quotidien obtiennent le prix Nobel de la Paix.

Gras comme la France, ingrat comme un français.

Romain Desbois