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27/10/2008

UN BORLOO CA VA, DEUX BORLOO BONJOUR LES DEGATS

Carnet d'adresse.jpgOn n'ira pas tous au paradis fiscal, même toi ho journaliste qui a osé t'infiltrer comme dans une vulgaire maison de retraite, sans passer par Monsieur Junker, sorte de Saint-Pierre du Luxembourg.

Après la prise de connaissance de la lettre de Chabot qui dit-elle pour mieux s'enfoncer était un courrier privé, la corporation des journalistes ne s'est pas mobilisé pour demander sa démission. Etrange après le camouflet et la lâcheté de la lâcheuse!
Pendant que le monde médiatico-politico-pipelo-bizeness  s'égosille avec l'os de la supression de la pub dans le service public, Le Canard Enchainé du 22 octobre, nous rappelle combien le "mal" se trouve ailleurs.
L' émission animée par Béatrice Borloo/ Schönberg, "ils font bouger la France" est produite par Emmanuel Chain.
Ce même Emmanuel Chain dont l'entreprise (Elephant at Work) est chargée pour 228 917 euros de faire le com de madame Boutin. Etrange, c'est justement l'invitée de Schönberg! Pour y faire quoi: venter les bienfaits du dispositif de la maison à 15 euros par jour, ersatz de la maison Borloo. Contrairement au volatile qui sait si bien voler dans les plumes, il ne sera pas rappelé qu'à deux mois de la fin de l'année, près d'un quart des crédits ministériels pour le logement social n'ont pas encore été dépensés..

Cette fâcheuse coïncidence n'en sera pas une puisque croit savoir le canard, un autre obligé de Chain, le PDG de Total, Christophe de Margerie, sera le prochain invité de l'émission, le 12 novembre.

Un Boorlo ca va, deux Borloo bonjour les dégâts.

Lorsque Laporte agrandit son camping sur un terrain classé "patrimoine mondial" par l'UNESCO (dune du Pyla), c'est le ministre de l'écologie qui éteint le feu de la paillote en téléphonant au mari de la secrétaire d'état au commerce extérieur, accessoirement préfet de Gironde. Qui d'autres en parle parmi nos très insuffisants journalistes?

Qui s'étonnera après que des Ockrent femmes ou hommes de ministre ou de préfet, soient médaillés de la légion d'honneur, la si mal nommée? Pour services rendus pendant la campagne électorale? Non, non, non, décidément vous voyez le mal partout.

 

Romain Desbois

23/10/2008

BANK IS DEAD, arrêtons les frais!

Mamie rachete sa banque.jpgPetit cours d'écot not me par un nul.

La banque, pour vous prêter emprunte. Elle emprunte à une autre banque qui emprunte à une autre banque qui emprunte à la Banque de France; chacune prenant sa part d'intérets au passage.

Apprenant cela le quidam se demande pourquoi il n'irait pas souscrire un crédit directement à la Banque de France. "Mais c'est pô possible! La loi l'interdit!" répondirent en choeur tous les ceux qui savent.

Du coup, lorsque la bise des subprimes fut venue, les caisses des banques se trouvèrent bien dépourvues. Je vous fiche mon billet qu'il n'y a même plus une pièce jaune!

Devant un avenir pas si rose, ce fut la crise de foi. Les banques ne se faisaient plus confiance, n'accordant plus crédit à ce que leur disette leur voisine.

Car on le sait bien, les banques ne sont pas prêteuses; c'est là leur moindre défaut.

Voyant ces nobles institutions en sale état, Tsar Kozy 1er dans son rôle/ex-militant du renard libre dans une basse cour maintenant affolée, eut peur que la foule centime monte à l'... assaut et coupe la tête aux comptes en banques.

"Supprimons les paradis fiscaux" dit le co-Prince, sachant que ce discours Andorre. Pas de quoi casser trois pattes à un connard.

Entendant une pub du C I C, "existe-t-il une fois où les limites n'ont pas été dépassées" (sic), il lui vint une nouvelle idée. On va garantir l'argent des gens par leur fric qu'ils ont mis dans un pot, en faire des caisses, même vides, ça va remplir la part de cerveau rendu disponible. "Renflouons ensuite, ajouta-t-il, celles des banques" qui du coup ont découvert des double-fonds pour se racheter entre-elles.

"Vous ne reviendrez pas par hasard" ou "votre argent nous intéresse" disent les pubs. Pour être prévenu, on était prévenu.

Le jour des pauvres arriva, il était en RTT et le peuple s'aperçut que le Tsar était nu. L'avait d'autres chats à nourrir.

Vent de panique sur les sommets. Si nos bourses se brisent, un vent pire risque de souffler sur le quartier du Mistral!

Garantie sang pour sang, intérêt et capital.

 

19:14 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crise, banque, subprime, sarkozy

04/10/2008

L'HOMME QUI VOLAIT TROIS MILLIARDS

ARGENT01.jpg

Les caisses sont vides, je vous dis que les caisses sont vides! Les clichés ont la vie dure; les Français avaient cru élire un gestionnaire adroit car à droite, ils se réveillent avec le fils naturel de Oudini et d'Arsène Lupin. Cet édenté de la croissance qui voulait déjà transformer nos retraites en fonds de pension, nous fait le coup du double fond.

Pendant que six milliards et demi d'euros (dont trois pour la France) sont injectés sans contrepartie dans le sauvetage très provisoire de DEXIA, celle-ci invitait à dîner 800 personnes dans un des palaces des plus côtés des hauteurs de Cannes. En marge du Salon de l'Habitat Social, où déjà Dexia recevait comme il se doit avec croissants à volonté de chez Hédiard puis déjeuner gratuits pour tous acheminés par avion de Paris. Il y en a pour qui la faillite aussi bien que le mal-logement ne coupe pas l'appétit.

Le cynisme de ces gens là monsieur! Nous prennent pour des brêles!

Rien que la saga du Crédit Lyonnais suffit à elle seule. Alors qu'elle prêtait des milliards à  0% à de riches clients comme Tapie dans les années 80, cette banque au pouvoir de dire oui vient d'être reconnue coupable de spoliation du même Tapie. Devenue privée, c'est l'Etat qui devra payer les 285 millions d'euros. Et à qui l'Etat va emprunter cette somme? Au Crédit Lyonnais! Bravo l'artiste!

Le Crédit Lyonnais a même eu l'audace de réclamer aux Tutsis le remboursement d'un prêt consenti à leurs génocideurs Hutus; prêt qui a servi à acheter 500 000 machettes chinoises utilisées pour les massacrer. (Jean Ziegler, L'Empire de la Honte, p112 et 113).

A l'heure où l'ANPE qui s'était offert un nouveau logo à 6 millions d'euros pour dynamiser "ces fainéants de chômeurs", va fusionner avec l'UNEDIC, le futur patron de France-Emploi, nom de cette fusion, vient de commander pour un montant de 15 à 25 millions d'euros, des études sur les chômeurs à trois bureaux de conseils privés. Un de ces cabinets est spécialisé dans les plans sociaux de grande ampleur, c'est à dire dans le licenciement de masse; le second a pour patron le président de la commission économique du MEDEF; le troisième était dirigé jusqu'à l'an dernier par un conseiller d'Eric Woerth, actuel ministre du budget et des comptes publics.

Oui l'Etat sait être magnanime pour le pauvre pêcheur. Exemple la mairie de Neuilly qui vient de se voir octroyer une ristourne. Condamnée à payer 2,7 millions d'euros pour n'avoir que 2,8% de logements sociaux contre les 20% minimas légaux, le fisc vient de ramener l'amende à 153 000 euros.  Il a suffit que le maire dise qu'il s'engageait à faire mieux. Rappelons que le fisc vous fait payer une majoration de 10% si vous avez dépassé de 24 heures la remise de votre déclaration de revenus.

D'ailleurs l'Etat sait être efficace. 33 000 logements vont être achetés hors cote, c'est à dire au prix fort, pour un montant de 5 milliards d'euros. Pour aider enfin les SDF à ne pas mourir cet hiver?  Non pour aider ces pauvres promoteurs à passer la crise.

Les caisses sont vides mais l'argent était cachés sous le matelas. Maintenant ils s'attaquent à l'ex-CODEVI reverdi en livret de développement durable, juste le temps d'un Grenelle de l'environnement, juste le temps de faire croire que l'on allait respecter le pacte Hulot incontournable pendant la campagne électorale.

Quelqu'Hulot vont-ils encore avoir? Méfions nous de ne pas nous faire poignarder jusqu'à Lagarde.

 

Romain Desbois