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23/10/2008

BANK IS DEAD, arrêtons les frais!

Mamie rachete sa banque.jpgPetit cours d'écot not me par un nul.

La banque, pour vous prêter emprunte. Elle emprunte à une autre banque qui emprunte à une autre banque qui emprunte à la Banque de France; chacune prenant sa part d'intérets au passage.

Apprenant cela le quidam se demande pourquoi il n'irait pas souscrire un crédit directement à la Banque de France. "Mais c'est pô possible! La loi l'interdit!" répondirent en choeur tous les ceux qui savent.

Du coup, lorsque la bise des subprimes fut venue, les caisses des banques se trouvèrent bien dépourvues. Je vous fiche mon billet qu'il n'y a même plus une pièce jaune!

Devant un avenir pas si rose, ce fut la crise de foi. Les banques ne se faisaient plus confiance, n'accordant plus crédit à ce que leur disette leur voisine.

Car on le sait bien, les banques ne sont pas prêteuses; c'est là leur moindre défaut.

Voyant ces nobles institutions en sale état, Tsar Kozy 1er dans son rôle/ex-militant du renard libre dans une basse cour maintenant affolée, eut peur que la foule centime monte à l'... assaut et coupe la tête aux comptes en banques.

"Supprimons les paradis fiscaux" dit le co-Prince, sachant que ce discours Andorre. Pas de quoi casser trois pattes à un connard.

Entendant une pub du C I C, "existe-t-il une fois où les limites n'ont pas été dépassées" (sic), il lui vint une nouvelle idée. On va garantir l'argent des gens par leur fric qu'ils ont mis dans un pot, en faire des caisses, même vides, ça va remplir la part de cerveau rendu disponible. "Renflouons ensuite, ajouta-t-il, celles des banques" qui du coup ont découvert des double-fonds pour se racheter entre-elles.

"Vous ne reviendrez pas par hasard" ou "votre argent nous intéresse" disent les pubs. Pour être prévenu, on était prévenu.

Le jour des pauvres arriva, il était en RTT et le peuple s'aperçut que le Tsar était nu. L'avait d'autres chats à nourrir.

Vent de panique sur les sommets. Si nos bourses se brisent, un vent pire risque de souffler sur le quartier du Mistral!

Garantie sang pour sang, intérêt et capital.

 

19:14 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crise, banque, subprime, sarkozy

Commentaires

Wahou !
voilà-là un article littérairo-économique de talent et... pertinent qui plus est !
la politique permet de conter et de compter...
"Respect"
(comme on dit la main sur le coeur ! )

Écrit par : c'émoi | 23/10/2008

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